Verdict : non. Les projections disponibles ne montrent pas que les centres de données vont absorber toute l’électricité mondiale. Elles indiquent en revanche une hausse rapide de leur consommation et des effets locaux potentiellement importants sur les réseaux.

Dans son rapport publié le 16 avril 2026, l’Agence internationale de l’énergie estime que la demande mondiale d’électricité des centres de données a augmenté de 17 % en 2025. Celle des centres principalement consacrés à l’intelligence artificielle aurait progressé de 50 % sur la même année.

Le scénario central de l’AIE fait passer la consommation de l’ensemble des centres de données de 485 TWh en 2025 à environ 950 TWh en 2030. Cela représenterait autour de 3 % de la demande mondiale d’électricité à cette date, très loin de la totalité. La consommation des centres orientés IA triplerait sur la période.

Pourquoi l’impression d’une crise globale persiste-t-elle ? Parce qu’une moyenne mondiale masque la concentration géographique. Un grand centre de données peut demander rapidement beaucoup de puissance dans une zone où les nouvelles lignes, centrales et connexions prennent des années à construire. Les tensions peuvent donc être sévères dans certaines régions sans signifier que l’IA consomme toute l’électricité de la planète.

Ces nombres sont des projections, pas des mesures certaines de 2030. L’AIE souligne les incertitudes liées à l’efficacité des puces et des modèles, au rythme d’adoption de l’IA, aux investissements et aux contraintes d’approvisionnement. Le bon résumé est donc : part mondiale minoritaire, croissance très rapide et impacts locaux à surveiller.